Première voix :
Alors c'est comme ça que ça marche ?
On se bat pour refermer sa valise sur un paquet de souvenirs justifiant toute la confiance du monde, et on se rend compte un soir qu'on se prépare pour nul part soit parce que la valise est trop lourde soit parce qu'on s'aperçoit qu'elle est vide?
Boucler ses bagages pour un futur commun quand on se base sur un passé révolu, un présent qui est en train de mourir depuis toujours...
Deuxième voix :
J'ai prévu mon retour pour jamais, ou en tout cas plus tard, beaucoup plus tard. Je ne sais pas ce qu'il faut prévoir: des souvenirs contre les intempéries, des souvenirs contre les maladies, des souvenirs pour les beaux jours, de la crème souvenir, un maillot de souvenir, un para-souvenir, un imper-souvenir, une trousse de souvenir, une brosse à souvenir, une serviette de souvenir, des lunettes de souvenir, des sous-souvenirs... Sans parler de tout l'attirail nécessaire au bonheur "conjugale".
Troisième voix :
J'ai pas la tête à ça, j'ai envie de vomir. Mon coeur à la tête en bas, il tourne le dos à mes poumons.
Première voix :
Alors c'est ça ?
L'indécision, le doute, le pessimisme, la nostalgie, le "spleen", le "blues"... Tout ça ? Des dérivés de l'ennui ?
Deuxième voix :
La rage! La frustration! Depuis que ma tête se cogne contre elle même les objets entrent en lévitation autour de moi. Tout ce qui rencontre ma main s'en éloigne aussi tôt. C'est vrai qu'il me frustre, oui, je ne comprend pas pourquoi rien n'est constant, pourquoi tout est passager. C'est vrai que je m'exaspère et que tout se contracte en moi comme un mot coincé dans la gorge, comme une pensée informulée. Ah!
Troisième voix :
Je suis fatiguée... Mes muscle son las de se contracter, de travailler à l'envole de ce qui traverse ma route. J'imagine mon cerveau replié sur lui-même, serré comme un poing, en boule au milieu de la douleur...et je suis fatiguée de travailler à haïr parce qu'il y a une vague impression de soulagement qui résulte des gestes les plus violents.
Première voix :
Tu vois? Il y a d'autres gens qui aiment.
Témoignage nº756 Suspect nº1 de l'affaire *********
«Oh oui, je l'aime bien sûr. Et j'aimais lui faire du mal. Mais je n'y suis pour rien dans cette histoire, inspecteur. J'ai simplement commencé à sentir pour la première fois que tout serai plus simple pour nous deux si c'était plus compliqué pour moi. Comprenez-moi : il m'enlèverais, on s'enfuirais, il me sauverait d'une menace...on pourrais s'échapper pour toujours et ce serait légitime! Mais tout allait bien...Vous voyez donc que le problème résidait dans son absence même : Il fallait que j'en crée.
Mais ce soir là, non, je n'étais pas à la maison. Disons que mon alibi réside dans cette démarche qui pourrai justifier vos soupçons: je suis le suspect idéal, c'est vrai. Seulement, je ne cherchais pas le drame au même endroit que le coupable, et donc, ce soir là, je créais mon problème, notre problème à tous les deux, sans lui en attirer directement à lui. Je voulais motiver un acte héroïque ou lâche sans précédent ni retour, je m'attendais à un cliché qui paraissait inévitable : Ce qui résulterait de mon attitude infâme serait un futur des plus lumineux, à force de haïr, il agirait comme s'il m'aimait d'avantage!
Cependant le destin s'est établit comme conséquence indépendamment d'aucune causes et sans vouloir vous froisser, notre affaire stagne : vous vous préoccupez de mon adultère organisé quand nous sommes face à un meurtre prémédité. »
Affaire Classée.
________________________________________________________________________________
Lundi 6 Avril
Tout devrait bien aller. Tout va d'ailleurs très bien. Je me suis résignée à cette nouvelle possibilité qui justifierai mon manque de confiance en lui. J'ai l'esprit plus large que ça, que tout ce que ça implique, je peux m'en foutre, je m'en fout, c'est facile, il suffit d'apprendre à oublier, se dire qu' Edith Piaf n'a pas l'air si triste que ça en chantant "Mon Amant de Saint Jean". Les substitus ne sont pas aussi triste qu'on se le dit. Ce qui est triste, c'est d'être sûre de pouvoir vivre sans lui, mais de ne pas savoir si je pourrais le faire avec. Mais peut être que ça va changer, peut être qu'avoir admis qu'il puisse mentir, cacher, jouer, violer, oublier... avoir admis que la pureté qui m'attirait chez lui, qui m'a sans doute donnée envie de lui montrer le meilleur de moi même en espérant que ce meilleur soit à la hauteur du siens, avoir admis que se blanc virginal, vide, souillé de rien, ce concentré d'enfance qui me donnait envie de le protéger quand je sais qu'il est plus fort que moi, que je suis plus faible que lui, que cette pureté la puisse être une illusion, avoir admis que tout ça puisse très bien n'avoir jamais existé, peut être que ça changera tout. Peut être que je me rendrais compte que je l'aime aussi pour le mal qu'il me fait.
Mardi 10 Mars
Le comprendre , l'accepter. L'empathie avec lui ne se fait qu'après coup, ses mots ne sont jamais amortis par le coton de ma raison, il se fracassent contre ma cage thoracique, broient mes os en mille morceaux. Mais mes os c'est mon sourire. Mon sourire osseux, maigre et frileux, à peine esquissé qu'on l'efface."On" est sans scrupule mais "il" est innocent. Mais mon impatience est partout, et mon cerveau ne prend pas le temps de distinguer qui il est de ce qu'il ne sera jamais.
C'est bête cette humanité. Ces besoins humains. Je régresse quand tout le monde se rue dans le sens du progrès. Je suis à contre-courant en train d'essayer de retrouver mes traces, de retrouver la Présence. Tant que le cannibalisme me répugnera, il faudra Lui à côté de moi.
Lundi 9 Mars
_______Je sais bien que c'est un état passager. Une lubie qui migrera vers un autre détail obsolète. Je déraille. «Demain ça ira mieux». Demain est une valeur sûre. Demain a au moins cette constante là, ce caractère immuable d'être toujours, en un sens, le même jour. Demain est toujours demain, et demain ça ira mieux.
Je voudrais l'expliquer comme une façon comme aucune autre de me sentir moins vulnérable. Avec ou sans tous ces artifices presque propre à quelque obscurantisme, j'ai mal. Oui, et peur aussi. C'est un subterfuge quasi-inutile qui me garantit simplement une impression de contrôle. "Impression" est un mot trop faible pour la grandeur de l'illusion qu'il représente : J'ai besoin de ce fac-similé de distance, de regard outré, lointain, et dédaigneux. Je joue la comédie en étant mon seul spectateur. Le drame c'est moi.
Mardi 10 Mars
_______Demain ne va pas mieux. Demain est bien pire. J'ai couru dans les bras froid qui empirèrent mon Rien. Pour descendre encore plus bas sur l'échelle du vide, j'ai mendier des sentiments à la source du trou noir. Rien à donner, rien à recevoir.
Mars 2009
_______Alors moi je laisse tomber tout le préalable et la conséquence . Je joue dans le couloir en rêvant d'investir quelque chose de plus grand : Une chambre avec un lit deux places ? J'ai pas d'avenir dans la tête .
_______J'ai besoin du présent comme de l'oxygene. Je ne suis pas un cas à part, ce n'est pas une caractéristique personnelle ; c'est humain et j'en suis. Je veux pas crever , A cause de et pour personne.
_____________________________________________________________
Avant
_______Et appeler "feuille morte" ce qui donne vie a l'automne . Et comme les arbres ont froids , dénudés sous la pluie .
Et quand il n'y aura plus que mes épaules pour tenir le cou . Quand ma tête ne tiendra qu'a un fil , ça sera l'automne...
_______Oh tout va bien . Plus de quoi crisper mes doigts autour de ma tête , plus de quoi pleurer . Je crois . Mais j'ai toujours froid quand je sort de la douche , et quand je me lève le matin , et quand j'ouvre ma porte ,et quand je ferme les yeux ...
_______«C'est pas de leur faute , j'ai confiance en elle parfois , quand ils parlent tout les deux , il faut toujours qu'elle soit là . On se rencontre souvent tout les trois , elle , lui , et moi . Parfois je ne dis rien , parfois elle veut tout lui raconter depuis le debut , et lui il écoute . Je ne sais pas qui , d'elle ou de moi , il aime le plus . Elle me laisse toujours tomber quand je suis triste . Pour un même mot , adressée à elle , il arrive à ne faire de la peine qu'a moi .Elle raconte ce qu'elle veut . Je la connais cette fille la , elle se fout de lui . Elle fait semblant quand ça l'arrange . Elle ne pleure pas quand il l'aime mais elle mourrait s'il s'en allait .Moi je ne suis pas comme ça . Moi je ne lui ment pas , je ne dis jamais rien , je ne sais pas si il sait que j'existe . Tant mieux pour elle . S'il savait ce qu'elle était , Il ne nous aimerais pas .»
_______Il parait que je suis heureuse . Que j'ai quelqu'un qui m'aime et d'autres gens encore . Il parait que j'aime des personnes qui m'aiment en retour et que tout cet amour circule comme du sang dans les veines qui nous relient . Il parait qu'on en vie au lieu d'en survivre .Il parait aussi que j'ai trop à agir pour pouvoir écrire . Que les mots ont moins d'importance que les actes . Plus d'importance que jamais . Il parait que j'ai tout a prouver , que j'ai trop parlé . Il parait que dire qu'on s'aime de suffit plus , que la génération du second millénaire , c'est de la fumée .Il parait que grandir c'est plus difficile que de s'en aller , et il parait que les choses paraissent facile et durable le temps de s'en lasser . Il parait que je me suis toujours lassée . Que les jouet son démodé au bout d'un temps indéfiniment court . Et que la tristesse est relative ...
_______Mais il parait que je suis heureuse , Que j'ai quelqu'un qui m'aime et que je l'aime aussi .
_______C'est un focus sur les parties de son corps que mes yeux interroge . Et je hais la dépendance qui circule de mes iris à mes pupilles quand je ne peu plus détaché mon regard , et que je suis aveugle de toutes choses sauf une : celle dont je suis ivre .
_______J'ai pratiqué la nonchalance autant que l' éxubérance .
_______Tu sais pas aimer .
_______Prend ta tête en étau entre tes deux paumes de main et ferme les yeux bien fort .C'est pas avec un gun à bille que tu vas torpiller ta dépression .Ça détonne !
_______Il n'y a qu' cette conne pour croire au doux mot d'amour qu'on dit avec les yeux ._______"Perdre la tete serrer par des bras audacieux" _Son épaule donne un cadre sensuel a tout ce je peux y voir pardessus. Entre sa nuque et sa clavicule , il y a ce paysage qui n'a rien avoir avec les suffoquement des mes pensées, je regarde le monde dans son dos, alors mes pieds s'enfoncent dans le calme de ce qui ne concernera jamais ce bordel cardiaque. D'ailleurs je ne devrait jamais fermer les yeux dans ses bras ; je risquerait d'attraper des sentiments. Il faut se protéger contre ce genre de virus , ça vous prend au cou et vous donne les larmes aux yeux . Je suis malade .
Ça se presentait comme un ballon . Mais
t'as perdu la tête et moi le fil .
<<Dearest ,
_______Je n'suis pas la femme forte des fictions et réalités . N'importe qui l'aurait compris à ta place , n'importe qui .C'etait plus simple de ne pas t'aimer . C'était plus simple de faire semblant .La fiction ratrappe la réalité et je n'suis toujours pas une femme forte , toujours pas .C'est un malaise continu , et mes sentiments ont pris du poid . J'ai tout brûler dans une pensée , les cendres sont plus lourdes que moi .On arrête là , mes épaules sont cassées mes genoux sont écorchés .Je n'ai pas assez de force pour une "derniere fois" . Tes mots pointus me piquent le corps . Tes yeux vide me font vomir . Je ne peux plus deguster lentement l'immangeable .>>
_______<< C'est difficile a dire . C'est peutetre la lumière oblique sur son profil . Ou bien simplement la largeur de son dos sous mes paumes .Quelque chose de mauvais dans mon sourire amusé , mes doigts crispés .Mes yeux toisant le vide par en dessous ,ou mon visage a demi caché par son épaule . Son souffle lourd , essoufflé , incomprehensible .Peutetre .>>
C'est Rien
Y SACO UN PAPELILLO,
ME PREPARO UN CIGARRILLO
ME PREPARO UN CIGARRILLO
Ça commence "comme dans les films" . Elle s'accorde parfaitement avec le verbe facile des femmes fatales du cinema .On se figure que le "Elle" est un "je" et le mouvement se fait de lui même ,le seul maquillage , c'est cette cigarette . Une bouffée de nicotine pour se donner de la contenance , un regard pénétrant mal grès la bouche en bataille , et ce haussement d'épaule singulier qui signifie _l'indicible .Les mots sortent mal de ma bouche quand il s'agit d'entrer dans ces oreilles là .Des paroles emmêlées dans ma langue , une dernière cigarette . Recracher la fumée comme une phrase pleine de mots qu'on a pas su dire . Mes lèvres à moi n'embrasse d'amour que ce moment la .Celui du nuage sinistre qui s'évapore aussi vite que leur salive gâchée . C'est la grâce utile de mes doigt comme un tango dans la fumée .Le mouvement anguleux de mon bras qui attire sur mes lèvres les yeux et l'objet . C'est tout un rien dont on parle trop . C'est une longue respiration qui force a l'écoute ,qui donne l'impression d'agir quand il n'y a plus rien a faire . C'est un geste stérile qui promet tant de chose . C'est du condensé d'espoir , pour ceux qui n'en n'ont plus et ceux qui en ont trop . On repli sa main vers sa bouche et l'impression donnée est a son antipode :C'est comme la tendre vers ce qu'on aspire a devenir . C'est l'idée générale qui plait à cette génération . Rester vautré dans la crasse et les cadavres des choses "interdites" qu'on a bien entamer, ça a un coté décalé , ça plait au foule .On aime a dire que c'est une "passade" . C'est bien l'un des seul stéréotype qui se rapproche de la vérité . On fume et on bois d'excès jusqu'à ce que la lois nous l'autorise , ou que l'on estime qu'a 16 ans comme a 18 , la majorité ne viens qu'une fois et jamais a l'heure . Après , c'est terminé . Toutes les "bonnes" choses _ont une fin .On en aura bien profité .Le vice a beau commencer tôt , on est pas precoce par intermittence , on finira par s'en rendre compte . Quand a 18 ans le monde a peine adulte s'extasiera de tout ses droits , on restera blasé et imperturbable "on à tout essayé" .On posera cette cigarette , on videra cette bière , on parlera comme les adultes et on se rapelera du Petit Prince . Balayé l'age ou rien n'avait d'importance , envolé les sentiments forts aux répercutions infime , maintenant , quand on souffrira , ça sera pour de vrai .
La cigarette reste en chocolat dans nos esprits aussi jusqu'à une certaine étape .Il y a deux choses bien distincte :Se rendre compte du caprice ,et céder pour ne pas l'imposer . J'en suis au premier stade . C'est comme savoir qu'on est con et ne rien pouvoir y faire . C'est le genre de situation qui inspire la pitié. Mais on est pas la pour ça , on aime pas les gens mieux que nous . Bientôt j'aurais la majorité qui ne veut rien dire .Je commence a me blaser de ce qui m' extasiai .Je prend plus de plaisir aux choses rares .Je fait une overdose de l'abus .Je ne me prive de rien , je ne refuse que ce que je ne veux pas . C'est un bon principe . On m'a assez souvent dit "Profite !" pour que je l'assimile raisonnablement . Pour l'instant regardez moi comme la star de mon cinema .Et plus tard je me rendrais compte que le temps de ma splendeur était peut être ailleurs , sans pourtant regretter d'avoir eu un rôle dans un film a la gomme . J'me rappellerai de mes débuts et j'comprendrais le petit enfoiré qui laissera ses mégots dans le couloir de l'immeuble .
La cigarette reste en chocolat dans nos esprits aussi jusqu'à une certaine étape .Il y a deux choses bien distincte :Se rendre compte du caprice ,et céder pour ne pas l'imposer . J'en suis au premier stade . C'est comme savoir qu'on est con et ne rien pouvoir y faire . C'est le genre de situation qui inspire la pitié. Mais on est pas la pour ça , on aime pas les gens mieux que nous . Bientôt j'aurais la majorité qui ne veut rien dire .Je commence a me blaser de ce qui m' extasiai .Je prend plus de plaisir aux choses rares .Je fait une overdose de l'abus .Je ne me prive de rien , je ne refuse que ce que je ne veux pas . C'est un bon principe . On m'a assez souvent dit "Profite !" pour que je l'assimile raisonnablement . Pour l'instant regardez moi comme la star de mon cinema .Et plus tard je me rendrais compte que le temps de ma splendeur était peut être ailleurs , sans pourtant regretter d'avoir eu un rôle dans un film a la gomme . J'me rappellerai de mes débuts et j'comprendrais le petit enfoiré qui laissera ses mégots dans le couloir de l'immeuble .
Fermer cette fenêtre
<<ELLE A LE CHEVEUX DE JAIS , LE VISAGE HIERATIQUE , ET LA SILHOUETTE D'UNE PRINCESSE DE BAS RELIEF EGYPTIEN>>
Mon histoire c'est l'histoire qu'on connaît .
Ecoute-moi bien bite à la fraise :
Paris ressemblait au gribouillis d'un sale gosse fait a la craie sur le mur noir de la Nuit .
Un sorte de massacre lumineux .
Ou comme si , en bas , la terre entière était parée pour Noël .
De mon hublot , je frôlais le monde des micromachines . Deux mètres sous moi , les voitures faisaient la taille de mon pouce . Plus ambitieux que tout ce que les vitrines de Toys R us ® auraient à me proposer .